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Comment choisir le bon local pour ouvrir un cabinet dentaire ?
Vous avez trouvé un local qui semble idéal pour votre futur cabinet dentaire : bonne localisation, belle façade, surface intéressante et prix attractif.
Mais est-il réellement adapté à une activité dentaire ?
Avant de signer un compromis de vente ou un bail, il est essentiel d’aller au-delà de la première impression. Un local séduisant sur papier peut nécessiter des transformations importantes pour devenir un cabinet dentaire fonctionnel.
À l’inverse, un espace qui paraît moins évident au premier regard peut offrir un excellent potentiel lorsqu’il est correctement étudié.
Chez Laley Interior Design, nous accompagnons régulièrement des praticiens dans la transformation de locaux commerciaux, bureaux ou bâtiments existants en cabinets et cliniques dentaires.
Voici les principaux éléments que nous recommandons d’analyser avant de s’engager dans l’achat ou la location d’un local.
1. Ne regardez pas uniquement le nombre de mètres carrés
La première question est souvent :
« De quelle surface ai-je besoin pour mon cabinet dentaire ? »
La surface est importante, mais elle ne suffit pas.
Un local de 150 m² bien proportionné peut parfois être beaucoup plus intéressant qu’un espace de 200 m² mal configuré.
Il faut analyser la surface réellement exploitable.
Des circulations trop longues, un escalier mal positionné, de nombreux murs porteurs, des différences de niveaux ou une forme de bâtiment compliquée peuvent rapidement faire perdre de précieux mètres carrés.
L’objectif est de déterminer combien de fonctions peuvent réellement être intégrées dans le bâtiment :
– accueil ;
– salle d’attente ;
– salles de soins ;
– stérilisation ;
– radiologie ;
– sanitaires ;
– espace personnel ;
– bureau ;
– stockage ;
– locaux techniques.
Avant de choisir un local, il faut donc déjà avoir une première idée du programme souhaité aujourd’hui et de son évolution future.
2. Vérifier combien de salles de soins peuvent réellement être créées
Un local de 120 ou 150 m² ne signifie pas automatiquement que quatre ou cinq cabinets peuvent y être installés confortablement.
La disposition des salles dépend de nombreux éléments : largeur du bâtiment, position des fenêtres, circulations, structure, emplacement des sanitaires et contraintes techniques.
Il faut également penser à l’utilisation quotidienne.
Une salle de soins ne doit pas simplement contenir un fauteuil.
Elle doit permettre au praticien et à l’assistante de travailler confortablement, d’accéder au mobilier et aux équipements et de circuler correctement autour du patient.
Chercher à intégrer un fauteuil supplémentaire à tout prix peut parfois nuire au fonctionnement de l’ensemble du cabinet.
3. Observer la forme du bâtiment
La géométrie du local influence énormément les possibilités d’aménagement.
Un plateau relativement régulier permet généralement une organisation plus efficace.
À l’inverse, un bâtiment très étroit, très profond ou comportant de nombreux décrochés peut générer davantage de surfaces de circulation.
Cela ne signifie pas qu’un bâtiment atypique est forcément un mauvais choix.
Mais son potentiel doit être étudié.
Nous réalisons souvent plusieurs hypothèses d’aménagement afin de déterminer comment exploiter au mieux les mètres carrés disponibles.
4. Repérer les murs porteurs et les éléments structurels
Lors d’une visite, certaines cloisons donnent l’impression qu’elles pourront simplement être supprimées.
Ce n’est pas toujours le cas.
Murs porteurs, colonnes, poutres et autres éléments structurels peuvent fortement influencer le futur plan.
Lorsqu’une modification de la structure est nécessaire, l’intervention d’un architecte et/ou d’un ingénieur en stabilité peut également devenir nécessaire selon la nature du projet.
Identifier ces contraintes suffisamment tôt permet d’éviter de construire tout un projet autour d’une configuration qui ne serait finalement pas réalisable.
5. Vérifier les possibilités pour les techniques dentaires
C’est probablement l’un des points les plus importants.
Un cabinet dentaire nécessite de nombreuses installations techniques spécifiques.
Selon les équipements prévus, les salles de soins peuvent notamment nécessiter:
– eau ;
– évacuations ;
– électricité ;
– réseau informatique ;
– air comprimé ;
– aspiration ;
– ventilation ;
– climatisation.
La position des fauteuils et des meubles techniques doit donc être réfléchie en même temps que les réseaux.
Dans un bâtiment existant, il faut notamment vérifier comment ces techniques pourront traverser le bâtiment et rejoindre les différents cabinets.
Un très beau local peut devenir beaucoup moins intéressant si chaque raccordement nécessite des interventions complexes.
6. Anticiper l’emplacement du local technique
Compresseurs, systèmes d’aspiration et autres équipements nécessitent un emplacement adapté.
Lorsque le bâtiment possède une cave ou un sous-sol facilement accessible, celui-ci peut parfois accueillir une partie des installations techniques et libérer de précieux mètres carrés au niveau du cabinet.
Mais cela doit être étudié en fonction du projet et des équipements choisis.
Le local technique ne devrait jamais être considéré comme un espace que l’on trouvera « quelque part » une fois le plan terminé.
Il fait partie intégrante de la conception.
7. Étudier la ventilation et la climatisation
Dans un cabinet comprenant plusieurs salles de soins, une salle d’attente, des espaces techniques et éventuellement plusieurs praticiens travaillant simultanément, le traitement de l’air est essentiel.
Avant de choisir un local, il faut donc examiner les possibilités d’intégration des installations de ventilation et de climatisation.
La hauteur sous plafond disponible est particulièrement importante.
Un bâtiment offrant une belle hauteur peut permettre d’intégrer plus facilement les gaines et équipements tout en conservant des volumes agréables.
À l’inverse, une hauteur déjà limitée avant travaux peut devenir problématique lorsqu’un faux plafond technique doit être ajouté.
8. Faire attention aux évacuations
Les évacuations sanitaires sont parfois beaucoup plus contraignantes qu’on ne l’imagine.
La position des colonnes existantes peut influencer :
– les sanitaires ;
– les salles de soins ;
– la stérilisation ;
– certains équipements techniques.
Plus les distances deviennent importantes, plus la conception peut se compliquer.
C’est pourquoi nous analysons toujours les installations existantes avant de figer l’organisation du cabinet.
9. Ne pas sous-estimer la lumière naturelle
La lumière naturelle apporte un réel confort dans un environnement médical.
Elle contribue au bien-être des patients, mais également à celui des praticiens et du personnel qui passent parfois toute leur journée dans le cabinet.
La position des fenêtres influence directement l’organisation du projet.
Lorsque cela est possible, nous cherchons à réserver les espaces bénéficiant de la meilleure lumière aux fonctions qui en profitent réellement.
Une bonne architecture intérieure permet ensuite de faire circuler cette lumière vers les espaces plus centraux, notamment grâce aux ouvertures, aux vitrages ou à la disposition des circulations.
10. Vérifier l’accessibilité du bâtiment
L’accessibilité doit être étudiée avant de finaliser l’achat ou la location.
Présence de marches à l’entrée, largeur des portes, circulation intérieure, ascenseur, sanitaires ou différences de niveaux peuvent avoir un impact considérable sur le projet.
Les exigences applicables dépendent toutefois du bâtiment, de sa situation et de la nature exacte du projet.
Il est donc préférable de vérifier les contraintes spécifiques auprès des professionnels et administrations compétents plutôt que de partir d’une hypothèse générale.
11. Vérifier la situation urbanistique avant de signer
C’est un point trop souvent vérifié tardivement.
Un local actuellement utilisé comme bureau ou commerce peut ne pas automatiquement pouvoir accueillir l’activité envisagée sans démarche préalable.
Selon la situation du bâtiment, la commune et les transformations prévues, différentes autorisations peuvent être nécessaires.
Il faut notamment vérifier :
– l’affectation actuelle du bien ;
– la compatibilité de l’activité envisagée ;
– l’existence éventuelle d’irrégularités urbanistiques ;
– les transformations prévues ;
– les modifications de façade ou d’enseigne ;
– les éventuelles exigences liées à l’accessibilité.
Lorsque le projet nécessite une intervention relevant légalement de la mission d’un architecte, celui-ci devra naturellement intervenir dans le cadre requis.
Ces vérifications sont idéalement réalisées avant de s’engager définitivement sur le bien.
12. Penser au stationnement et à l’accès des patients
L’architecture intérieure n’est qu’une partie de l’expérience patient.
Il faut également se demander comment les patients arriveront au cabinet.
Existe-t-il des possibilités de stationnement ?
Le cabinet est-il facilement accessible en transports en commun ?
L’entrée est-elle clairement identifiable ?
Un patient peut-il facilement déposer une personne ayant des difficultés à se déplacer ?
Ces questions deviennent encore plus importantes lorsque plusieurs praticiens travaillent simultanément et que le cabinet reçoit un nombre important de patients chaque jour.
13. Penser dès aujourd’hui à l’évolution du cabinet
Votre projet actuel prévoit peut-être deux ou trois fauteuils.
Mais qu’en sera-t-il dans cinq ans ?
Si la surface le permet, il peut être judicieux d’anticiper une future salle de soins ou au minimum certaines installations techniques.
Prévoir une arrivée, une évacuation ou certains réseaux pendant le chantier peut être relativement simple.
Les ajouter plusieurs années plus tard dans un cabinet terminé peut devenir beaucoup plus contraignant.
Un bon projet doit fonctionner aujourd’hui sans empêcher l’évolution de demain.
14. Comparer le prix du local avec son coût réel après transformation
Deux locaux affichés au même prix peuvent représenter deux investissements totalement différents.
Imaginons un premier local nécessitant peu de modifications techniques et permettant immédiatement une organisation efficace.
Un second local, légèrement moins cher à l’achat, nécessite quant à lui des transformations importantes, une adaptation complète des techniques et des interventions structurelles.
Le deuxième n’est plus nécessairement la meilleure affaire.
Pour rappel, l’aménagement complet d’un cabinet dentaire peut représenter environ 1 200 à 2 500 € HTVA/m², selon l’état initial du bâtiment, les contraintes techniques et le niveau de finition.
Quelques dizaines de milliers d’euros économisés lors de l’achat peuvent donc rapidement être absorbés par des travaux supplémentaires.
Faire étudier un local avant de l’acheter : une dépense ou une économie ?
Lorsqu’un praticien envisage un investissement immobilier important, faire analyser le potentiel du bien avant de signer peut permettre d’éviter de nombreuses mauvaises surprises.
Une première étude permet notamment de vérifier :
Combien de cabinets peuvent être créés ?
La circulation fonctionne-t-elle ?
La stérilisation peut-elle être correctement positionnée ?
Les installations techniques sont-elles réalisables ?
Le bâtiment pourra-t-il évoluer avec l’activité ?
Existe-t-il des contraintes importantes susceptibles d’augmenter le budget ?
Quelques décisions prises à ce stade peuvent avoir beaucoup plus d’impact sur le budget final que le choix d’un revêtement ou d’un meuble plusieurs mois plus tard.
Vous avez trouvé un local pour votre futur cabinet dentaire ?
Chez Laley Interior Design, nous accompagnons les dentistes et professionnels de santé dans la création, la transformation et l’aménagement de leurs cabinets et cliniques en Belgique.
Notre travail commence bien avant le choix des couleurs et des matériaux.
Nous réfléchissons à l’organisation du cabinet, aux flux, aux équipements, aux contraintes techniques, au budget et à l’évolution future de l’activité, afin de transformer le bâtiment en véritable outil de travail.